(Photo extraite d’un article trouvé sur LePost concernant la suspension de son procès)
Jacques !! Arrête de mentir ! Nous on sait que c’est pas vrai !
(Photo extraite d’un article trouvé sur LePost concernant la suspension de son procès)Jacques !! Arrête de mentir ! Nous on sait que c’est pas vrai !
Mémé va à l’église
Boire les paroles de Père Luc
Tous les dimanches
Elle lui reluque le uc
Elle se dit
Qu’elle le mangerait en entier
Elle lui montrerait
C’que c’est d’fumer une pipe sans dentier
Mémé a un petit sac
En peau de Guerlain
Elle y fourre ses hosties
Et ses pilules du lendemain
Il y a aussi son petit porte-monnaie
Avec sa petite pièce pour Guiton
Qui lui fait les commissions
18 ans, bien monté
Mémé va chez le boucher
Acheter de la viande chère
Elle aime les conseils de Roger
En matière de chaire
Elle y va toujours sans culotte
Et fait style qu’elle en a une
Elle veut être prête, toute propre
S’il vient lui décroché la lune
ALORS J’AIME TA GRAND-MERE
Hier je suis allé
Au supermarché
En trottinette
Parce que j’adore la trottinette.
Chemin faisant, j’aperçois au loin une silhouette
Juchée sur une sublime trottinette
Qui tanguait avec grâce.
Je me suis caché
Dans les fourrés
Pour la voir passer.
Sur la trottinette,
Ô miracle,
C’était ta mémé Josette.
Depuis j’aime ta Grand-Mère.

Dégénérescence iconique d’un grand tout culturel
Bazardage global du standard actuel.
Se faire inviter à aller se faire mettre par le patron d’en face
Cultiver l’abrutissement de consommation de masse
Cure de connerie ! Culte de stupidité ! Sale pute enculé !
Oups…
J’ai oublié de mâcher mes mots avant de les parler…
Mais là c’est tout le monde à la queue leu leu
Dans mon esprit tortueux
Alors en attendant d’aller mieux…
Je lis des livres et je regarde des émissions à la télé
J’écoute de la musique et des gens parler
Parfois je bois un verre de vin et j’observe la misère humaine
S’ignorer dans l’alcool et se coller des baignes
Alors je tire des plans sur des comètes qui n’existent pas
Et je décide d’aimer même si on ne m’aime pas
Je sais que je suis seule, même avec tous mes amis
Alors je chiaaaaale en écrivant de la poésie…
Je fais des paradoxe pUUr, dans une société gangrénée
Mise à mort contre un mur des restes de la beauté
De l’art à la louche qu’a un goût de lard dans ma bouche
C’est leurs excès indécents qui me font accéder
A la conscience de ce que je hais,
L’image du pater présidentiel despotique
Pour m’inculquer au marteau le bien du mal
Le baladeur à transporter de la merde en tube à succès !
Mon mobile à trimballer mon cerveau dans un tube à essai !
Je vomirais bien sur scène si je ne connaissais pas la gêne
Mais on m’a inculqué la honte comme la géographie
Et nul part dans le monde on aime le vomiiieeeee…
Pourtant je suis libre
Plus libre encore j’ai tout ce que je veux !
J’ai l’autorisation de sortie du territoire et le visa vacances
Je vais où je veux avec ma peau blanche
J’entre et je sors, je traverse toutes les frontières
Je vole au-dessus des dictatures, ma compagnie aérienne
C’est mon compte en banque
Et mon passeport passe partout c’est toujours ma peau blanche
Alors si je penche à gauche… c’est pour mon confort idéologique
Et si je penchais à droite ce serait pour le confort de mon fric
Mais je n’en ai pas assez pour lui céder ma conscience
Alors je me caresse l’ego dans le sens de la contradiction.
Tout ça c’est si stupide et sordide
C’est comme se sentir à genoux
Alors qu’on m’a pas coupé les jambes
Et que je pourrais encore me tenir debout.
C’est comme être un gosse qui voulait trop bien faire,
Et qu’a tout raté à vouloir être si fier,
Alors qui baisse les yeux, qui regarde le plancher,
Qu’a la bouche qui pend, et les yeux énervés.
Mais qui dit rien, rien du tout,
Qui mastique la leçon tant qu’elle a du goût…
Qui se dit qu’il devrait changer de chewing-gum
Qu’il devrait changer d’école…
Changer de maison, changer de fonction
Mais y’a trop de gens qui rentre dans la vie
Comme des meubles ikéa !
« Toi tu tissera les chaussettes et toi tu les rangera ! »
Trop de gens qui se demande comment
Et personne pour se demander pourquoi ?
Moi des fois je demande à mon futur, mais il reste muet.
Mon avenir n’a rien à dire.
Alors je zappe sur des émissions à la télé et je lis des livres
Et puis j’observe le monde apprendre à survivre.

Coincé entre 4 murs
Comme un foetus mal formé dans le formol
En nocturne la formule
De l’ennui est formelle
Comme bloqué entre quatre planches
Attendre qu’elles sentent le sapin
A se dire qu’on a eu pas d’chance
Cerné, au p’tit matin
Piégé entre quatre gueules de bois
Comme dans un rite vaudoo
A maudire les mots doux,
Les gens qui gravitent autour de soi
Stopper entre quatre yeux
La face collée devant un miroir
A s’demander ce qui miroite
Dans les mirettes des bienheureux
Attendre que la lumière tombe
Pour essayer d’trouver l’sommeil
Sornette, les heures fondent
Et déjà les rayons de soleil
L’cerveau gravite sur quatre films
Pour berner le temps qui passe
A fumer tige sur tige
Matter l’cendrier qui s’entasse
Compter jusqu’à trois mille
Et jamais voir un mouton
Constater ce qui part en vrille,
N’jamais s’poser les bonnes questions
Bloqué entre quatre notes
Le lecteur chante un texte triste
A se dire qu’on existe
Que par le regard de l’autre
4 heures du mat’
Se sentir brisé
Sans vraiment savoir pourquoi
Au fond de soi se sentir méprisé…
Assis entre quatre canettes
A faire des châteaux de bazar
A rien gérer d’ses dix doigts
Et bouffer comme un con les restes
Inerte entre quatre cafards
Qui te refile le bourdon
L’intolérant temps lent, pfff!
Rend l’teint trop blafard
Enfumé entre quatre grammes
Feuilles longues et tabac sec
L’esprit en delta plane
Le fond des yeux tabassé
Fixé au centre des 4 coins
D’une pièce qui tourne en rond
Le cerveau chauffe à mach 1
Vient creuser le fond du fond
Préocuppé pour quatre sous
Et pas savoir comment s’occuper
Le regard dans l’flou
Même pas une ombre pour discuter
Les aiguilles trottent à quatre pattes
Les yeux ne s’ferment pas
Même investit dans le noir
Morphée ce soir n’a pas d’histoire
6 heures quatre minutes 44 secondes
Les gens s’éveillent
Je traîne depuis la veille
Des poches de plus en plus profondes

Miser sur la vie comme on joue à la roulette russe
Faire tourner le barillet et la seule balle qu’il contient
Démonter les hommes comme on joue aux poupées russes
Eprouver le tranchant de ma lame sur le dessus de ma main
Se tenir debout fier et inflexible
Face à la mascarade de mon existence risible
Regarder droit dans l’esprit de celui qui est mon juge
Le laisser lire sur mon visage
Que la peine qu’il veut que je purge
Ne m’inspire ni crainte ni regret
Parce que je tiens mon passé
Pour le meilleur de ce que j’ai fais
Comprendre que le juge se fout bien de mes actions
Et qu’il n’est pas là pour me mettre en prison
Le juge n’était pas la pour appliquer une sentence
Mais pour me révéler à mon existence…
J’ai finis par mettre le bonheur dans une petite boite
J’ai finis par en faire un souvenir…
Le juge s’en est allé sans formuler ma peine
Le juge s’en est allé sans que je saches ce qui allait m’advenir.
Ainsi j’ai passé…
Passé cent ans dans la plus pure solitude
Passé cent ans à voir les hommes mourir
Passé cent ans pétri d’incertitude,
Passé cent ans à rester et à vouloir partir.
A être le témoin de la guerre
Sans jamais pouvoir y prendre part
A attendre le retour des hommes sur leur terre
Pour constater qu’après la guerre
Les hommes sont toujours autre part.
A compter les rides et les cicatrices
Caresser le crépis des visages asséchés
A faire trop des gestes inutiles
Quand il y a plus de crevasses que de peau
L’homme ne sait plus être touché.
A être seule à côté des hommes
Savoir les hommes seuls les uns à côté des autres
A vouloir se faire être prophète,
A vouloir se faire être apôtre
Mais à n’avoir aucun idéal,
N’avoir aucun Dieu à se vouer
Retrouver l’odeur des rues sales
Et savoir pourquoi les hommes
Ne font plus rien d’enchanté.
Je crois en l’homme et à Dieu en lui
Mais les hommes se foutent
De toutes ces facéties !
Alors haïr le cynisme morose et terne
Des hommes qui n’arrive même plus à sentir la peine !
Avoir envie de faire du mal
Pour rappeler que moi même je souffre
Remarquer très vite l’inutilité de se donner du mal
A vouloir tenter de remplir un gouffre…
Et tout le mal que j’ai voulus faire
Et tout le mal que j’ai eu à subir
Se divise à part égale
Chez tous les hommes
Même les richesses sont sales
Quand elles s’étalent en aumônes…
Passé cent ans à
Vouloir être celle,
N’être jamais plus que soi
A n’être qu’une parcelle
Sur son étendu hostile
Qui me rappelle
Que je ne suis qu’une parmi cent mille.
Passer… cent ans dans la plus pure solitude
Maudire l’amour des hommes partis
Passer cent ans dans l’incertitude
Que ce que j’ai aimé m’a aimé aussi…
J’ai passé cent ans dans la plus pure solitude
A maudire l’amour des hommes partis
J’ai passé cent ans pétri dans l’incertitude
Que ce que j’ai aimé m’a aimé aussi.

J’ai cinq ans..!
Et encore tellement d’années à vivre
Des années de joie naïve et de bonheur
Qui se presse jusqu’au bord de mes lèvres
Je suis un enfant
J’ai cinq ans…
Et des souvenirs commes si j’en avais mille
Je suis un elephant
En équilibre sur un fil
Je suis le tendre monstre
Qui fait pleurer toutes les vieilles dames
“Comme elle serait mignonne…
Si elle n’était pas aussi sale !”
On me dit que c’est le manque de structures
Qui me fait me prendre pour un elephant
Que si je continues comme ça je fonce droit au mur
Que je dormirais sous les ponts avant d’avoir 12 ans
Mais moi je veux pas dormir sous un pont…
Alors pour ça je vais à l’école rouler ma bosse
Et mes crottes de nez de sale gosse.
J’apprends aussi à compter,
A compter les bonbons
Les billes et les torchons
Moi comme j’ai pas de bonbons
À compter…
Alors je compte les moutons
Et mes crottes de nez
Je compte les moutons poussiéreux
Qui traîne au fond des yeux des autres élèves
C’est pour ça que je me répète tout le temps…
Moi je ne suis pas un mouton, je suis un éléphant
Je ne suis pas un mouton je suis un éléphant
e-l-e-p-h-a-n-t je suis un éléphant
un enfant éléphant
un élé-enfant
pas plus fier ni plus arrogant
que n’importe lequel de ces moutons blancs,
simplement plus pesant…
Maintenant je sais compter
Jusqu’à un-deux-trois-quatre,
A une deux trois quatre pattes
Je comptes les secondes qui m’écarte
Une deux trois quatre
Du moment où le fil craque…
Je-suis-un-éléphant
Papa profère que c’est n’importe quoi
Maman dit que je mens
Je leur explique que c’est eux
Qui se trompe énormément
Pour une fois que c’est pas l’éléphant !
Ils trouvent ça bizarre
Que je ne joue pas aux moutons
Moi je les trouvent rasoir
A se poser les mauvaises questions
C’est pas compliqué au fond
Ils ont brisé le sceau de ma première confiance
Ils m’ont brisé les os en réclamant du silence
Ils m’ont prit dans leurs bras pour me fracasser au sol
En milliers de petits fragments sales
Et je sais plus comment les morceaux se recolle
Parce que j’ai perdu l’image originale
Je me sens seul des fois…
Tellement seul
Que j’ai l’impression parfois
Qu’il y a tout le temps
Quelqu’un derrière moi
J’aime pas ça…
Mais je peux pas vraiment faire autrement
Alors ben… je me dis que je suis un éléphant
On peut pas faire de mal à un éléphant, nan?
C’est trop grand un éléphant
J’ai cinq ans…
Et des souvenirs comme si j’en avais mille
Des restes de saveurs de parties de jeu de billes
J’ai plus de bille
Mais j’ai des tas de crottes de nez
Et puis encore des tas d’années à vivre
A vivre, à grandir à devenir une fille
Des tas d’années pour goûter au monde entier
À le noyer sous mon amour…
Ou des tas d’années pour cicatriser
A suturer la cassure
A tenter de rattraper le bord
A observer l’usure de mon corps
Alors juste avant
Je me déguise,
Je me déguise en éléphant
Un bel éléphant
Dodu et bien charmant
Qui de son pas élégant
Traversera toute la terre
Entre ici et son cimetierre
Enfin pour le moment
Je suis un enfant éléphant
Un élé-enfant

J’lui avait payé un menu steak haché
ce samedi au crescendo d’Villacoublay
je la regardait en train de mâcher
elle était si belle mes rêves étaient comblés
l’avait l’aire contente, Constance
pourtant pour l’accoster l’affaire n’fût pas simple
j’ai du réfléchir à plein de variantes
ce fut un drôle de remue méninge
mais l’idée est venue à moi en scooter
avec sa belle gueule à la sortie du collège
ça m’a couté mon baladeur
pour mettre en place le piège
Samir était le mec de Nadège
qui était la meilleure amie de Constance depuis le C.E.1.
le mercredi suivant il m’emmenait a la boom d’Aurélien
j’avais mis ma chemise beige
celle que ma mère dit qu’j’suis beau dedans
me voilà plein de courage et toutes mes dents.
ce gros con de Guillaume Carvelet est en train de parler avec
je décide donc à intervalles réguliers de lui jeter des p’tits raisins secs
sur le coup ça l’a pas mal vénère
il s’est pointé vers moi du haut de son mètre 80
et m’dis «tu t’es foutus dans une drôle de galère puceau
j’vais te détruire p’tit collégien de rien»
Constance de sa voix de soie
stoppa les pulsion nerveuses des biscotos d’idiot de l’autre ostrogot
me prit par la main, m’dit «viens avec moi
j’te raccompagne jusqu’au métro»
sur le chemin mon coeur tapait tambour
elle m’expliquait qu’elle aimait pas ce mec
qu’elle a rigolé pour le coup des raisins secs
et qu’Samir a dit à Nadège sa meilleure amie depuis le CM.1 que j’voulais un rendez-vous avec elle
elle m’a dit qu’elle voulait bien, qu’j’étais mignon de maladresse
elle voyait bien qu’j’en avait pas qu’après sa paire de fesses
je sortis mon mobile pour prendre le plus beau numéro du monde
celui de Constance de ces yeux bleus et d’ses boucles blondes
de retour chez moi, papa affalé, ne cesse de zapper
maman escagassée par le présentateur d’un mauvais divertissement
je monte direct, dans ma chambre à écrire sur du beau papier
un poème d’amour ou je la comparais à un grand ciel d’été
niveau romantisme j’en connais un rayon, même un super marché
ma mère a l’intégrale de Frédérique François à la maison ! j’ai mes mentors
je la verrais samedi et lui glisserais ce mot doux quand on devra se séparer
j’essaierai pas de l’embrasser on sait jamais si elle est pas d’accord
le reste de la semaine fut long comme une autoroute
entre les pourcentages les dissertations et l’cheval de Troie
mon prof d’éducation physique sportive qui perd sa moumoutte
et la cantine qui sert des cordons bleus tout froid
samedi matin sonne sur mon réveille, je me sens tout chose
et pourtant j’ai rendez-vous dans 8 heures au centre commercial aux caisses du Super
je me préparais longuement et eu l’idée de choper un bouquet de rose
«ça lui fera plaisir c’est sur, il faut que je taxe des thunes a ma mère»
elle me faisait quatre bises et je sentais son parfum a l’abricot
j’était si content qu’elle soit venue sans faire de chichi
pas comme Hélène qui pose des lapins si gros
qu’j’lui ré-adresserais plus jamais la parole de ma vie
j’lui donnais les fleurs, je l’ai sentie touchée, mais le gardait pour moi
et lui demandais si elle avait faim, elle me dit que oui
mais qu’elle voulait marcher un moment avant, elle s’agrippait à mon bras
j’était si heureux à ce moment que pour le revivre j’aurais troqué mon ouïe
j’lui avait payé un menu steak haché
ce samedi au crescendo d’villacoublay
je la regardait en train de mâcher
elle était si belle mes rêves étaient comblés
l’avait l’air contente, Constance
pourtant pour l’accoster l’affaire n’fut pas simple
j’ai du réfléchir à plein de variantes
ce fut un drôle de remue méninge

Le sais-tu qu’à moi aussi
À l’orée des prairies verte
Je me suis laissé tomber sans vie
Comme pétrit par la peste ?
J’ai pas vu venir le changement
Et la terre s’est fanée
Tenant encore entre ses dents
L’épée à faire la colère
Le sol humide et boueux
M’enfonce les pieds
Comme des petits clous rouillés
Dans son caca merdeux
Parce que la terre finit par avoir faim
Encore plus que je crève la dalle
Elle daigne p’us me lâcher un deux grains
Alors comme un con je la condamne
Madame la ministre est aussi énervée
Elle remue des petits lustres
Pour nous faire nous réveiller
Et des gros mots de charcutier
Ce qui me rassure c’est qu’on est aussi con
Ni plus ni moins les uns que les autres
Et que madame la ministre du beau temps
N’a pas non plus comprit grand chose
Les chats de gouttière et les poubelles
Pour eux je sais pas trop ce qu’il en est
Je pense pas que ce soit les pires
Parce qu’ils sont vraiment très réels
Moi je suis pas très croyante
Même si en fait beaucoup au fond
Mais je regarde plus souvent en bas
Quand dans le ciel les réponses
Comme ça j’ai perdu un oeil une fois
Dans une bouteille de whisky
Il en est jamais ressortit
M’a dit qu’il était bien la bas
Je voulais pas être jalouse
Alors j’ai bus tout le whisky
P’is mon oeil m’a dit j’t’épouse
Toi t’as pas froid aux yeux
J’ai dis : « Non catégorique!
Moi j’ai des gros principes
Et toi t’as pas de mains
Alors comment tu t’occupe des gamins » ?
J’ai gardé le goût de mon oeil
Juste au bord des lèvres
Depuis je déblatère à l’aveugle
Sur ce qu’il était fier
Mon bel oeil sans couleur
Un peu jaune un peu marron
Un peu pipi caca pas bon
Un peu tournesol un peu fleur
Maintenant j’ai le nez qui gratte
Le dos courbé et des tonnes de haricots
Des cocos pour quand l’hiver tape
Quand je serais bien seule comme une petite blatte
Un petit cafard sans ami
Qui mange la solitude par la racine
Qui se balade plus dans les prairies
Quand enfin l’été arrive
Un petit cafard avec qu’un oeil
Que de toute façon on se demande s’ils en ont
Qu’ils ont pas l’air aveugle
Qu’ils ont juste l’air trop con.
Un petit cafard très con
Avec un goût de super-glue entre les mâchoires
Qui mastique p’us rien de malsain
Depuis qu’il a peur du noir.
Et si c’était toi qu’avait perdu ta bite
Au fond de cette putain de bouteilles
Est-ce qu’elle m’aurait marier
Un jour en blanc avec du soleil ?
Ou est-ce qu’elle m’aurait rit au nez
Pour partir à la chasse aux fesses
Elle m’aurait tourné le dos pour regarder l’océan
Et voir un peu plus loin que le présent
Je ne connaissais pas l’avenir
Et j’ai finis par le découvrir
Un jour à l’orée des prairies vertes
Quand je fuyais cette guerre
Tu étais la lumière,
Tu avais changé de couleur
Et toute la terre mugissait
De toute votre impudeur
J’ai péris par la peste
Le petit cafard dans le coeur
Le petit cafard en cavale
Parce qu’il aura toujours peur.