J’ai jamais eu d’animal domestique
À part une chat de-blon
Quand je la regarde
Je me dis mais ou va le de-mon ?
Ouais ouais bébé
Mon chat c’est un chat de compèt’
Mon chat ?
Elle est carré sur le groove
Elle ondule comme une louve
Et autour de tes jambes elle s’enroule
Les yeux verts et les cheveux blonds
Mon chat c’est une be-bom
Elle s’immisce
Tes oilp qui frémissent
Avec son style lisse
Elle glisse…
Du canapé au fauteuil
Du fauteuil à un lit
Elle est partout
Elle fait miaou-miaou
Roudoudou
Elle te met à bout
Si jamais tu joue
Avec elle
Fais gaffe tu t’y brulera les ailes
Elle est capricieuse
Et charismatique
Elle fait que des envieuse
Dans le tierquar c’est clair
C’est la gyal de personne
Parce qu’elle est trop bonne
Et clash toutes les connes
Qui voudrait la tester
Elle est OP bébé.
Elle sait ce qu’elle veut
Et comment l’avoir
Et détourne tous les regards,
Elle a des étincelles
Au bout des griffes
Qui t’assassine de plaisir
Et tu t’enflamme
Si tu prends pas garde
Elle est féline et câline
Elle te rend fêlé et crétin
Si tu croise un jour
La route de son destin
C’est la bête de tous les bandits
Avant c’était le chat de Kossity
C’est le chat top célébrity
Dans la ville de Paris
Elle vraiment trop sexy
Elle bouge qu’en Sergio Tacchini
Style Giorgio Armani
Move up move up !
Mon chat il mange pas du Sheba
Mais elle se parfume au Shisheido
Comment elle fait j’sais pas
Pour être aussi chic de dos
C’est mon chat,
Ouais ouais bébé
C’est mon chat
A son contact l’air est bestial
Quand elle pointe som bumpa
Elle burn sur ton freestyle !
Elle créer des trous intemporels
Avec son corps de femelle
Elle wine son body
Sur le dancefloor baby
Parce qu’elle à le savoir-faire
Pas b’soin d’être une panthère
Pour groover comme un ver de terre
Ouais Seine Saint Denis Style
De Montreuil à Paname
Mon chatte
Il déboite
Il défonce
Tous les gonz
Yé yé hin hin.
Catégorie : POÉSIE
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Mon chat, ma benz
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Partage

Avec ma petite nièce
J’partage mes bonbeks
Avec personne
J’partage mes conquêtes
Avec le public
J’partage mes saucisses
Avec mes frelots
J’partage ma 8.6
Avec ma copine
J’partage mes tee-shirts
Avec mes frites
J’partage mon ketchup
Avec mes coups de rage
Je partage mes vengeances
Avec la musique
J’partage mes pas de danse
Avec mes clopes
J’partage ma santé
Avec mon planning
J’partage ma journée
Avec l’apéro
J’partage mes cacahuètes
Avec Clara Morgane
J’partage mes branlettes
Des fois avec ta meuf
J’partage mon 06
Avec un couteau
Je partage mon rosbif
Avec le soleil
Je partage mon ombre
Avec mes divisions
Je partage les nombres
Avec les pigeons
Je partage mon balcon
Avec mes ex
Je partage l’idée que je suis un sale con
Avec mon banquier
J’partage mes sous
J’partage plein de trucs
Plus ou moins fou…
Chou hibou cailloux chouchou trou fou fou
Là !
J’t’ai partagé ma folie
Avec les araignées
J’partage ma phobie
Avec Anna Nichol-Smith
J’partage mon Play-boy
Avec ton graff’
J’partage mon toy
Avec mon haleine de poney
J’partage un freedent
Avec le suspens
J’partage l’intriguant
Avec le connard
J’partage mes insultes
Avec ma teub
J’partage mon calbute
Avec les cons
Je partage mes théories
Avec les intelligents
Je partage ma bêtise
Avec les prisonniers
Je partage ma liberté
Avec les fachos
Je partage mon majeur dressé
Avec les chiens
Je partage le trottoir
Avec les piliers
J’partage le comptoir
Avec les clochards
Je partage ma monnaie
Avec vous
Je partage mes sonnets
Avoue choux hiboux cailloux chouchou trou fou fou toutou doudou rodoudou
Avec mon bug
J’partage ma rime en ou
J’partage plein de truc
Plus ou moins fou
Avec des choses
Qui partage des machins
Exemple
Avec le silence
J’partage la fin
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Sensation liberté

Dégénérescence iconique d’un grand tout culturel
Bazardage global du standard actuel.
Se faire inviter à aller se faire mettre par le patron d’en face
Cultiver l’abrutissement de consommation de masse
Cure de connerie ! Culte de stupidité ! Sale pute enculé !
Oups…
J’ai oublié de mâcher mes mots avant de les parler…Mais là c’est tout le monde à la queue leu leu
Dans mon esprit tortueux
Alors en attendant d’aller mieux…
Je lis des livres et je regarde des émissions à la télé
J’écoute de la musique et des gens parler
Parfois je bois un verre de vin et j’observe la misère humaine
S’ignorer dans l’alcool et se coller des baignes
Alors je tire des plans sur des comètes qui n’existent pas
Et je décide d’aimer même si on ne m’aime pas
Je sais que je suis seule, même avec tous mes amis
Alors je chiaaaaale en écrivant de la poésie…Je fais des paradoxe pUUr, dans une société gangrénée
Mise à mort contre un mur des restes de la beauté
De l’art à la louche qu’a un goût de lard dans ma bouche
C’est leurs excès indécents qui me font accéder
A la conscience de ce que je hais,
L’image du pater présidentiel despotique
Pour m’inculquer au marteau le bien du mal
Le baladeur à transporter de la merde en tube à succès !
Mon mobile à trimballer mon cerveau dans un tube à essai !
Je vomirais bien sur scène si je ne connaissais pas la gêne
Mais on m’a inculqué la honte comme la géographie
Et nul part dans le monde on aime le vomiiieeeee…Pourtant je suis libre
Plus libre encore j’ai tout ce que je veux !
J’ai l’autorisation de sortie du territoire et le visa vacances
Je vais où je veux avec ma peau blanche
J’entre et je sors, je traverse toutes les frontières
Je vole au-dessus des dictatures, ma compagnie aérienne
C’est mon compte en banque
Et mon passeport passe partout c’est toujours ma peau blancheAlors si je penche à gauche… c’est pour mon confort idéologique
Et si je penchais à droite ce serait pour le confort de mon fric
Mais je n’en ai pas assez pour lui céder ma conscience
Alors je me caresse l’ego dans le sens de la contradiction.Tout ça c’est si stupide et sordide
C’est comme se sentir à genoux
Alors qu’on m’a pas coupé les jambes
Et que je pourrais encore me tenir debout.
C’est comme être un gosse qui voulait trop bien faire,
Et qu’a tout raté à vouloir être si fier,
Alors qui baisse les yeux, qui regarde le plancher,
Qu’a la bouche qui pend, et les yeux énervés.
Mais qui dit rien, rien du tout,
Qui mastique la leçon tant qu’elle a du goût…
Qui se dit qu’il devrait changer de chewing-gum
Qu’il devrait changer d’école…
Changer de maison, changer de fonction
Mais y’a trop de gens qui rentre dans la vie
Comme des meubles ikéa !
« Toi tu tissera les chaussettes et toi tu les rangera ! »
Trop de gens qui se demande comment
Et personne pour se demander pourquoi ?
Moi des fois je demande à mon futur, mais il reste muet.
Mon avenir n’a rien à dire.
Alors je zappe sur des émissions à la télé et je lis des livres
Et puis j’observe le monde apprendre à survivre.
-
Insomnie

Coincé entre 4 murs
Comme un foetus mal formé dans le formol
En nocturne la formule
De l’ennui est formelleComme bloqué entre quatre planches
Attendre qu’elles sentent le sapin
A se dire qu’on a eu pas d’chance
Cerné, au p’tit matinPiégé entre quatre gueules de bois
Comme dans un rite vaudoo
A maudire les mots doux,
Les gens qui gravitent autour de soiStopper entre quatre yeux
La face collée devant un miroir
A s’demander ce qui miroite
Dans les mirettes des bienheureuxAttendre que la lumière tombe
Pour essayer d’trouver l’sommeil
Sornette, les heures fondent
Et déjà les rayons de soleilL’cerveau gravite sur quatre films
Pour berner le temps qui passe
A fumer tige sur tige
Matter l’cendrier qui s’entasseCompter jusqu’à trois mille
Et jamais voir un mouton
Constater ce qui part en vrille,
N’jamais s’poser les bonnes questionsBloqué entre quatre notes
Le lecteur chante un texte triste
A se dire qu’on existe
Que par le regard de l’autre4 heures du mat’
Se sentir brisé
Sans vraiment savoir pourquoi
Au fond de soi se sentir méprisé…Assis entre quatre canettes
A faire des châteaux de bazar
A rien gérer d’ses dix doigts
Et bouffer comme un con les restesInerte entre quatre cafards
Qui te refile le bourdon
L’intolérant temps lent, pfff!
Rend l’teint trop blafardEnfumé entre quatre grammes
Feuilles longues et tabac sec
L’esprit en delta plane
Le fond des yeux tabasséFixé au centre des 4 coins
D’une pièce qui tourne en rond
Le cerveau chauffe à mach 1
Vient creuser le fond du fondPréocuppé pour quatre sous
Et pas savoir comment s’occuper
Le regard dans l’flou
Même pas une ombre pour discuterLes aiguilles trottent à quatre pattes
Les yeux ne s’ferment pas
Même investit dans le noir
Morphée ce soir n’a pas d’histoire6 heures quatre minutes 44 secondes
Les gens s’éveillent
Je traîne depuis la veille
Des poches de plus en plus profondes
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Cent ans de solitude

Miser sur la vie comme on joue à la roulette russe
Faire tourner le barillet et la seule balle qu’il contient
Démonter les hommes comme on joue aux poupées russes
Eprouver le tranchant de ma lame sur le dessus de ma main
Se tenir debout fier et inflexible
Face à la mascarade de mon existence risible
Regarder droit dans l’esprit de celui qui est mon juge
Le laisser lire sur mon visage
Que la peine qu’il veut que je purge
Ne m’inspire ni crainte ni regret
Parce que je tiens mon passé
Pour le meilleur de ce que j’ai fais
Comprendre que le juge se fout bien de mes actions
Et qu’il n’est pas là pour me mettre en prison
Le juge n’était pas la pour appliquer une sentence
Mais pour me révéler à mon existence…J’ai finis par mettre le bonheur dans une petite boite
J’ai finis par en faire un souvenir…
Le juge s’en est allé sans formuler ma peine
Le juge s’en est allé sans que je saches ce qui allait m’advenir.Ainsi j’ai passé…
Passé cent ans dans la plus pure solitude
Passé cent ans à voir les hommes mourir
Passé cent ans pétri d’incertitude,
Passé cent ans à rester et à vouloir partir.A être le témoin de la guerre
Sans jamais pouvoir y prendre part
A attendre le retour des hommes sur leur terre
Pour constater qu’après la guerre
Les hommes sont toujours autre part.A compter les rides et les cicatrices
Caresser le crépis des visages asséchés
A faire trop des gestes inutiles
Quand il y a plus de crevasses que de peau
L’homme ne sait plus être touché.A être seule à côté des hommes
Savoir les hommes seuls les uns à côté des autres
A vouloir se faire être prophète,
A vouloir se faire être apôtre
Mais à n’avoir aucun idéal,
N’avoir aucun Dieu à se vouer
Retrouver l’odeur des rues sales
Et savoir pourquoi les hommes
Ne font plus rien d’enchanté.Je crois en l’homme et à Dieu en lui
Mais les hommes se foutent
De toutes ces facéties !
Alors haïr le cynisme morose et terne
Des hommes qui n’arrive même plus à sentir la peine !
Avoir envie de faire du mal
Pour rappeler que moi même je souffre
Remarquer très vite l’inutilité de se donner du mal
A vouloir tenter de remplir un gouffre…Et tout le mal que j’ai voulus faire
Et tout le mal que j’ai eu à subir
Se divise à part égale
Chez tous les hommes
Même les richesses sont sales
Quand elles s’étalent en aumônes…Passé cent ans à
Vouloir être celle,
N’être jamais plus que soi
A n’être qu’une parcelle
Sur son étendu hostile
Qui me rappelle
Que je ne suis qu’une parmi cent mille.Passer… cent ans dans la plus pure solitude
Maudire l’amour des hommes partis
Passer cent ans dans l’incertitude
Que ce que j’ai aimé m’a aimé aussi…J’ai passé cent ans dans la plus pure solitude
A maudire l’amour des hommes partis
J’ai passé cent ans pétri dans l’incertitude
Que ce que j’ai aimé m’a aimé aussi.
-
Elephant

J’ai cinq ans..!
Et encore tellement d’années à vivre
Des années de joie naïve et de bonheur
Qui se presse jusqu’au bord de mes lèvres
Je suis un enfant
J’ai cinq ans…Et des souvenirs commes si j’en avais mille
Je suis un elephant
En équilibre sur un fil
Je suis le tendre monstre
Qui fait pleurer toutes les vieilles dames
“Comme elle serait mignonne…
Si elle n’était pas aussi sale !”On me dit que c’est le manque de structures
Qui me fait me prendre pour un elephant
Que si je continues comme ça je fonce droit au mur
Que je dormirais sous les ponts avant d’avoir 12 ans
Mais moi je veux pas dormir sous un pont…Alors pour ça je vais à l’école rouler ma bosse
Et mes crottes de nez de sale gosse.
J’apprends aussi à compter,
A compter les bonbons
Les billes et les torchons
Moi comme j’ai pas de bonbons
À compter…Alors je compte les moutons
Et mes crottes de nez
Je compte les moutons poussiéreux
Qui traîne au fond des yeux des autres élèves
C’est pour ça que je me répète tout le temps…
Moi je ne suis pas un mouton, je suis un éléphant
Je ne suis pas un mouton je suis un éléphante-l-e-p-h-a-n-t je suis un éléphant
un enfant éléphant
un élé-enfant
pas plus fier ni plus arrogant
que n’importe lequel de ces moutons blancs,
simplement plus pesant…Maintenant je sais compter
Jusqu’à un-deux-trois-quatre,
A une deux trois quatre pattes
Je comptes les secondes qui m’écarte
Une deux trois quatre
Du moment où le fil craque…Je-suis-un-éléphant
Papa profère que c’est n’importe quoi
Maman dit que je mens
Je leur explique que c’est eux
Qui se trompe énormément
Pour une fois que c’est pas l’éléphant !Ils trouvent ça bizarre
Que je ne joue pas aux moutons
Moi je les trouvent rasoir
A se poser les mauvaises questions
C’est pas compliqué au fond
Ils ont brisé le sceau de ma première confiance
Ils m’ont brisé les os en réclamant du silenceIls m’ont prit dans leurs bras pour me fracasser au sol
En milliers de petits fragments sales
Et je sais plus comment les morceaux se recolle
Parce que j’ai perdu l’image originaleJe me sens seul des fois…
Tellement seul
Que j’ai l’impression parfois
Qu’il y a tout le temps
Quelqu’un derrière moi
J’aime pas ça…Mais je peux pas vraiment faire autrement
Alors ben… je me dis que je suis un éléphant
On peut pas faire de mal à un éléphant, nan?
C’est trop grand un éléphantJ’ai cinq ans…
Et des souvenirs comme si j’en avais mille
Des restes de saveurs de parties de jeu de billes
J’ai plus de bille
Mais j’ai des tas de crottes de nezEt puis encore des tas d’années à vivre
A vivre, à grandir à devenir une fille
Des tas d’années pour goûter au monde entier
À le noyer sous mon amour…Ou des tas d’années pour cicatriser
A suturer la cassure
A tenter de rattraper le bord
A observer l’usure de mon corpsAlors juste avant
Je me déguise,Je me déguise en éléphant
Un bel éléphant
Dodu et bien charmant
Qui de son pas élégantTraversera toute la terre
Entre ici et son cimetierre
Enfin pour le moment
Je suis un enfant éléphant
Un élé-enfant
-
Mon cafard

Le sais-tu qu’à moi aussi
À l’orée des prairies verte
Je me suis laissé tomber sans vie
Comme pétrit par la peste ?J’ai pas vu venir le changement
Et la terre s’est fanée
Tenant encore entre ses dents
L’épée à faire la colèreLe sol humide et boueux
M’enfonce les pieds
Comme des petits clous rouillés
Dans son caca merdeuxParce que la terre finit par avoir faim
Encore plus que je crève la dalle
Elle daigne p’us me lâcher un deux grains
Alors comme un con je la condamneMadame la ministre est aussi énervée
Elle remue des petits lustres
Pour nous faire nous réveiller
Et des gros mots de charcutierCe qui me rassure c’est qu’on est aussi con
Ni plus ni moins les uns que les autres
Et que madame la ministre du beau temps
N’a pas non plus comprit grand choseLes chats de gouttière et les poubelles
Pour eux je sais pas trop ce qu’il en est
Je pense pas que ce soit les pires
Parce qu’ils sont vraiment très réelsMoi je suis pas très croyante
Même si en fait beaucoup au fond
Mais je regarde plus souvent en bas
Quand dans le ciel les réponsesComme ça j’ai perdu un oeil une fois
Dans une bouteille de whisky
Il en est jamais ressortit
M’a dit qu’il était bien la basJe voulais pas être jalouse
Alors j’ai bus tout le whisky
P’is mon oeil m’a dit j’t’épouse
Toi t’as pas froid aux yeuxJ’ai dis : « Non catégorique!
Moi j’ai des gros principes
Et toi t’as pas de mains
Alors comment tu t’occupe des gamins » ?J’ai gardé le goût de mon oeil
Juste au bord des lèvres
Depuis je déblatère à l’aveugle
Sur ce qu’il était fierMon bel oeil sans couleur
Un peu jaune un peu marron
Un peu pipi caca pas bon
Un peu tournesol un peu fleurMaintenant j’ai le nez qui gratte
Le dos courbé et des tonnes de haricots
Des cocos pour quand l’hiver tape
Quand je serais bien seule comme une petite blatteUn petit cafard sans ami
Qui mange la solitude par la racine
Qui se balade plus dans les prairies
Quand enfin l’été arriveUn petit cafard avec qu’un oeil
Que de toute façon on se demande s’ils en ont
Qu’ils ont pas l’air aveugle
Qu’ils ont juste l’air trop con.Un petit cafard très con
Avec un goût de super-glue entre les mâchoires
Qui mastique p’us rien de malsain
Depuis qu’il a peur du noir.Et si c’était toi qu’avait perdu ta bite
Au fond de cette putain de bouteilles
Est-ce qu’elle m’aurait marier
Un jour en blanc avec du soleil ?Ou est-ce qu’elle m’aurait rit au nez
Pour partir à la chasse aux fesses
Elle m’aurait tourné le dos pour regarder l’océan
Et voir un peu plus loin que le présentJe ne connaissais pas l’avenir
Et j’ai finis par le découvrir
Un jour à l’orée des prairies vertes
Quand je fuyais cette guerreTu étais la lumière,
Tu avais changé de couleur
Et toute la terre mugissait
De toute votre impudeurJ’ai péris par la peste
Le petit cafard dans le coeur
Le petit cafard en cavale
Parce qu’il aura toujours peur.
-
Coup de tête

C’est en allant m’éclater
La tête contre un mur
Que j’ai vus couler,
En fines rainures
Un liquide bizarre
Sans couleur ni odeurs
D’un petit trou dans mon crâne
Que j’avais pas tout à l’heure
Et ça fait Paf paf paf
La cervelle joue au milkshake
Clac clac clac
Plus que de la purée dans la tête
Le mur ne m’a rien dit
Parce que les murs n’ont qu’des oreilles
Le mur est rester muet
Muré dans ses groseilles
Il était tout couvert de lierre
Rampant sur sa colonne
Infiltré dans tous les pores
De sa peau de pierre
C’était un beau mur naturel
C’est pour ça que je l’ai choisi
Pour aller me faire tout le mal
Que j’avais pas envie
Et ça fait Clac clac clac
Encore trois petits coups
Crac crac crac
Et je ne sentiras plus rien du tout…
Le petit trou dans mon crâne
S’est changé en fossé
D’ou on voit tous les cadavres
De mes vieilles idées
Des tas de petits corps
Empilé pêle-mêle
Emmêlé de leurs torts
Aux blessures cruelles
Des mauvaise idées à la con
J’en ai eu des tonnes
De quoi refaire toutes les colonnes
Du fronton du parthénon
Elles ne sont jamais parties
Elles sont juste mortes
Quand je les aient tué
Pour éviter que tu partes
T’es partis quand même
Avec une autre fille
Qu’aimait moins les murs
Et les fosses communes à idée
Qui préférait la nature
Et les cours de récré
Me voilà au pied de la crevasse
Qui traverse mon crâne
Comme le fleuve Amour
Zig zag dans la taïga
Au pied de ma crevasse il fait aussi froid
Que sur les flancs du fleuve
Le fleuve est immobile
Figé par la glace
Raide… comme la colonne vertébrale
De ma grand-mère
Depuis qu’elle est tomber
Sans le faire exprès.
Au pied du fleuve, de ma fosse
Ou du chevet de ma grand-mère
Je regarde des petits tas de choses,
Des tas de corps morts
Bleu, jaunie, verdâtre,
Et au milieu un joli corps tout rose
Que je connais très bien.
Puisque ce corps-là c’est le tien.
Et à l’époque ça faisait :
Tu m’as aimé, je t’ai aimé,
Avec nos tête, avec nos corps
Je t’ai lassé, tu m’as quitté
Avec tes mots, puis avec tes pieds
Je t’ai pas oublié, tu t’es guéris
Avec des rires, avec des filles
Je t’ai haïs, je t’ai tué
Avec mon coeur, avec mon pistolet
Mon pistolet à fleur.
Je te vois encore si brillant
Alors que je t’ai tué il y a si longtemps
Je me souviens
Je t’avais mis contre mur
Nu et tremblant dans ta chaire
Tu cherchais autour de toi sans me voir
Et puis j’avais procédé à ton exécution sommaire
Dans la fraîcheur du matin,
Au couchant du soleil
Tu t’es étendu au sol
Et j’ai glissé à ton oreille
Mes derniers mots de nacre
Fragile coquillage…
Fracassés contre ton tympan
Aussi sourd qu’une oreille de mur
Muré dans les merveilles
Des mots des filles à la nature
Qui te décolle les pieds du plancher, qui t’envole
Qui t’ouvre toutes les portes avec des clés de sol
Retour au pied du mur,
De la fosse, du chevet de ma grand mère
Retour à ma tête contre le mur de pierre
Un beau mur naturel
Que j’ai choisis pour ça…
Le long du mur le lierre rampe toujours
Entre mes doigts s’échappe encore le fleuve Amour
Et ça fait… Clac clac clac
Encore trois coup
Crac crac crac
Et je sentirais plus rien du tout.

