(Photo extraite d’un article trouvé sur LePost concernant la suspension de son procès)
Jacques !! Arrête de mentir ! Nous on sait que c’est pas vrai !
(Photo extraite d’un article trouvé sur LePost concernant la suspension de son procès)Jacques !! Arrête de mentir ! Nous on sait que c’est pas vrai !
Chips, biscuits, calories,
Remords, encore,
Coca, sucré,
Caries, regrets.
Sourire, oublie,
Beauté, jeunesse,
En avant, apprêtée,
Délice, du sexe,
Jamais arrêter,
Courir, voler,
Passion, frénésie,
Pouvoir, puissance.
Éclats de rire,
Briller, lumière,
Des yeux, de la voix,
Inonder la terre
De la joie d’être soi.
Voler, subjuguer,
L’univers, les coeurs,
Étoile majeure,
Partout, tout le temps,
Je sais, je suis,
Je vais, je veux,
J’exige, j’obtiens,
Irradier, désirs,
Beauté, jeunesse,
Frénésie, oublie.
Souvenirs, soutenir
Le regard du miroir,
Rappel, absent,
Seul, le soir.
Courir, marcher,
Finir, par s’écraser.
Angoisse, torture,
J’ai un coeur au fond,
Seul, dans le noir,
Creuser, une tombe.
Chacun son tour,
Souffrir, maudire,
Je veux de l’amour,
Trop tard, je veux fuir.
Accepter, vomir,
Crier, j’ai mal,
Le monde,
Tout le monde,
S’en fout.
Normal.
Le goût, l’odeur,
Amer, rancoeur,
Je passe, j’efface,
Les restes, ces gestes.
Seul, fumer
Ses neurones, son fric,
Mauvaise passe,
Double sens,
Salope, sabrée,
Vodka, solitude,
Échec. Épave,
Écueil. Rivage.
Éveil, sursaut,
Le sable et l’eau,
À l’aube, à l’aurore,
De l’or sur la peau,
Souvenir, soutenir,
Le regard du miroir.
Ce soir Poneyland, afin de vous distraire avant votre beuverie hebdomadaire du samedi soir parfumée à la schnouf, vous propose un petit sondage drôle et sublime.
Cordialement
Amour&Décadence/Poneyland
(j’aimerais bien que les gérontophiles, qui sont légions à venir visiter ce blog, s’assument un peu plus que ça…)
Je ne bouge pas, je suis incapable de bouger. J’attends.
Je suis juste assise, immobile à peser cent tonnes sur une chaise.
Pourtant pas de doute je suis bien oppressée par des relents
Un mal de mer intérieur berce mes tripes au mal aise
Ou une vague imaginaire, la vague, le mouvement.
Je la vois bien à l’image de celle qui trône parfaitement
Immobile au milieu de mon mur blanc.
Elle est superbe car elle reproduit et simule
Avec un réalisme saisissant
La colère de la tempête crachant son écume.
Mais elle est aussi le symbole de l’affreuse attente
Et la représentation d’une parfaite beauté
Du jaillissement fébrile de nos âmes pétrifiées
Pétrifiées à leur apogée.
Et cette vague je suis bien comme elle
Infiniment figée mais infiniment réelle
Le dynamisme de son mouvement est parfait
Mais éternellement suspendu dans le temps
Et voué à n’être que l’image de ce qui aurait pu se réaliser.
Elle attend sur son papier de rouler, elle attend.
Elle attend d’écraser dans son rouleau la frêle embarcation
Qu’elle s’apprête toujours à engloutir avec passion
Mais elle n’en finit jamais de rouler, elle attend.
Et l’embarcation n’est jamais brisée, elle aussi attend.
Chaque homme dans le bateau attend, attend de mourir.
Et ils n’en finissent plus de voir la mort venir.
Je suis cette vague qui attend
Qui attend de briser avec fureur le bois du bateau, qui attend.
Et qui attend avec la même fureur de se briser contre son propre flanc.
Sur un banc
Dans le vent
Sappes de marque
Survêt’ blanc
Casquette si
Basket là
Du teuchi
Plein les dents
Elégant
D’mauvais goût
Moi j’y joue
C’est marrant
Parle de poings
Parle de douilles
Et d’embrouilles
Dérangeant
J’suis enfant
J’ai 15 ans
J’comprends pas
Tout les gens
Ni les l’çons
A l’école
Moi j’y vais
Pas tellement
Donc je traîne
Comme la haine
Dans la rue
Du néant
Pour les filles
Trop idiot
Donc j’les r’garde
De mon banc
Et ma mère
Dans tout ça
J’la rends triste
De tourments
Quand je mens
Sur l’coquard
Sur l’renvoi
Sur l’argent
Elle me dit
Que j’ressemble
A mon frère
En prison
J’finirais
Par le r’joindre
En moins d’temps
Qu’une saison
J’lui réponds
Qu’j’suis malin
Mais je flippe
Dans le fond
Et en plus
Y’a mes potes
On est pas
Si méchant
On s’ennuie
C’est d’jà ça
A trainer
Là en-bas
Fume des oinj
L’voisinage
M’traite de singe
Ces tarbas
Mais un jour
J’partirais
Gros bonnet
Et gros bras
Loin d’ici
Cocotiers
Le soleil
La mille-fa
J’veux la neige
De Megève
Et le temps
Sur Rolex
Peu vécu
Si préssé
Marche ou crève
T’es baisé
Première save
Près du square
Découpée
Encaissée
Dédoubler
Quadrupler
Des milliers
De billets
Marche bien
Bon ness-bi
J’prends du grade
En locale
Beaux vêtements
Bon parfum
Les restos
La totale
Sur un banc
Dans le vent
Sappes de marque
Survêt’ blanc
Casquette si
Basket là
Du teuchi
Plein les dents
Elégant
D’mauvais goût
Moi j’y joue
C’est marrant
Parle de fric
Parle de pèze
Et d’billets
Dérangeant
J’suis enfant
J’ai trente ans
J’comprends pas
Toute ma vie
Ni les l’çons
La prison
J’y est été
Souvent
Donc je traîne
Toute ma haine
Dans la rue
Comme géant
Pour les filles
Trop de fric
Elles me r’gardent
Sur mon banc
Et ma mère
Dans tout ça
J’la rends triste
De tourments
Quand je jure
Au parloire
Au palais
Sur l’agent
Elle me dit
Qu’j’vais finir
Comme mon frère
Tas de cendre
J’finirais
Par le r’joindre
En moins d’temps
Qu’une saison
J’lui répond
Qu’je suis fort
J’ai pas peur
Dans le fond
Et en plus
J’ai plus d’pote
Seulement des
Associés
J’fais d’la maille
C’est facile
En traînant
Là en-bas
Vends d’la dope
L’voisinage
Tire les stores
Et se tait
Pas parti
J’suis ici
Gros bonnet
Et gros bras
Loin de tout
Cocotiers
Dans le gris
Est la mille-fa
J’vends la neige
De Megève
Et le temps
C’est d’largent
Peu vécu
Si préssé
Marche ou crève
T’es baisé
Première tonne
En un coup
Découpée
Encaissée
Surdoubler
Surdrupler
Des milliers
De billets
Marche trop
Bonne fortune
J’prends le grade
National
Beaux vêtements
Bon parfum
Les restos
La totale
Beaux vêtements
Bon parfum
Les restos
La totale
Vêtements
Parfum
Restos
Et puis?
Et puis ?
Une boite de sardines
Remplie d’huile,
L’huile tombe
De la boite de sardines
L’huile toute douce coule
Sur le panneau de bois,
Le panneau de bois tombe
Et l’huile coule toute douce
Les gouttes glissent
Sur le plancher de la cuisine,
Certaines tombent
Et s’explosent avec grasse sur le sol
Le sol est salie,
Rempli d’huile de sardine
Un chausson tombe
Explose la graisse du sol
L’chausson s’retire,
Laisse des marques
Quand tombe les pas
L’un après l’autre
Les marques ont de belles formes
Elles s’estompent,
Plus tombe les pas
plus elles s’estompent
Elles représentent
Un éléphant
Qui tombe
Dans la savane africaine
La savane disparait
Puis la trompe de l’éléphant,
Il ne tombe plus
D’ailleurs maintenant c’est un chien
Un chien qui mange,
Un crocodile qui rote,
Un ourson qui tombe amoureux,
Une tête de linote
Puis plus rien
Les marques
Tombent dans l’oubli
Dans les yeux des sardines
Un jour un ami,
À l’esprit brillant
Et à l’humour sanglant
S’est foutu de ma gueule
Parce que je disais Lol
Alors je lui ai dit :
« De toute façon mon pauvre ami
T’es vraiment trop ring’
Tu diffuse le vieux
Et en plus tu shling’ »
Et là mon ami,
Au fond pas si méchant
Et à qui j’avais fait de la peine
M’a dit : « MPTDH??! »
(Mais Pourquoi Tant De Haine ??!)
Meilleure réponse.
Merci Rondos.
J’ai l’crâne circulaire
Brumeux
Comme l’horizon
Qui sniffe d’la poudre à canon
Y’a un camion sur mon périph’
Qui cogne comme un nerf a vif
Il mâche un sédatif
Et roule des R à 200
Une sale crotte de merde sur l’crâne
Comme Stalingrad
Sous 34 degrés
Centigrade
L’épée de Damoclès
En grosse caisse
Interieur cuir, rolex
Et salope du cashemir
Les nuits de mon front
Comme des betteraves germées
Une porte fermée
Sur l’immensité
Le froid de Pologne
Dans des artères inexpliquées
Vient à piqué
Les yeux de mes p’tits fantômes
Puis en ombre blanche
Je vois des branches
Mal baisées
Par des chimpanzés blonds
Une question à résultat
Pour être positif
Quitte à pas être égale
Entre le Vatican et le Sénégal
La pluie ronge les réverbères
Comme le coton les points noirs
A plus en boire
J’ai vus m’pousser des poires
Des espoirs à l’eau de vie
Qui brûle comme l’destop
J’me destoque
Pour r’construire à Pataya
Une caillera en bottine
Rare comme d’la zibeline
Qui court
Au cou des filles d’amour
D’une nuit d’un coup d’un jour
Je raconte des bras poilus
Dans un métro de voiture
Un tonneau de mercure
En équilibre sur la main d’un salut
Une grenade juteuse
Dans les jambes d’un enfant
Mort de naissance
D’vant l’assistance publique
Sa mère en rosbeef
Dans un papier d’encre
Et je chouine
Comme un sale sample de Gershwin
Un bon champagne sans bulle
Une pipe sans dent
Une patate sans gant
Et une trique de keuf
Une grande invention
Sans inventeur
Une équation en aveugle vision
Pour gonfler l’postérieur
En panne d’essence
Comme le bénin
J’ai l’béguin
J’ai la tête vissée sur l’espérance
J’suis pas niais
Je // suis // nié //
Car j’crache à la geule
Des mecs sur les billets
J’investie la nuit, son turf
Comme une goutte d’encre à la mer
Et les vagues
Font des surfs
Je vois des girafes naines
Dans les coins de ma chambre
Avec des yeux sans peine
Elles mastiquent de la viande
Vouloir la normalité
Là est l’anormalité
Normaliser
Du formole dans les alizés
Si j’étais le bon Dieu
On mangerait que des bonbons
On boirait du coca,
Et on serait tous des cons
On perdrait notre temps
À se toucher le nombril
À se taper dessus quand ça nous chante
Et à se traiter de jonquille
On aurait tous une vache
Mais pas pour boire son lait,
Pour la regarder dans les yeux
Et voir les trains passer
On vivrait dans des étoiles
Avec des murs en or
Ou dans des châteaux de coussins
Qui chanteraient la Castafiore
On écouterait que les Beatles
Et on en aurait jamais marre
On jetterait des diamants dans le ciel
Pour Lucy en mangeant des honey pies
Steve Jobs serait le président du monde
On compterait le temps en lumière
Et on regarderait les secondes
Se lever avec le soleil
La taille de la teub ça compterait pas
Celle des nichons non plus
Ce serait pas grave d’avoir plein de poils
Et on serait jamais ridicule tout nu
On vouerait un culte aux orteils
Parce que c’est eux qui nous font tenir en équilibre
Et on se ferait des bisous sur les oreilles
Pour qu’elles soient contentes d’entendre ce qu’on a à dire
On mangerait avec des baguettes magiques
Qu’en attrapant un bout de vide dans notre assiette
On aurait ce qu’on veut dans la bouche
Une fraise tagada, ou un croco rouge
Y’aurait des filles en opale
Avec de la peau en nacre
Qui brillerait que sous la lune
Et qui auraient des fleurs dans la voie
On pourrait se coudre des petites poches
Partout sur le corps
Pour mettre des petits trucs dedans
Comme du curry, du teuchi et du piment
On aurait juste à faire des câlins à des grandes canettes de Red Bull
Et elles nous donnerait plein d’énergie
Et les enfants auraient le droit de prendre
Leurs grosses crottes de nez pour jouer aux billes
On prendrait plus que des tahitis douches
Et des arcs-en-ciel viendraient nous sécher
Tout le monde aurait la peau très très douce
Même certains sous les pieds
On serait pas obligé de changer de tee-shirt
Quand on en a un qu’on aime beaucoup
Et on serait obligé de dire « j’kiffe ta reum »
Pour se dire qu’on s’aime pas du tout
Et puis y’aurait des montagnes de larmes
Plus belles que tous les bâtiments
Parce qu’aucun architecte
Ne peut donner vie aux sentiments.