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Cygne
Les cygnes noirs volent ensemble
Dans le coin des rues allumées
Ce n’est qu’un objectif à court terme pour la plupart des cygnes
Parce que la plupart des cygnes
Préfèrent étendre leurs ailes et planer sur de plus grandes choses
C’est ce que j’appelle le vol inspiréMa gueule vaut mille mots quand elle est fermée au fer rouge
J’ai besoin de la paix, pour guérir les blessures d’mes tissus adipeux,
Et obtenir,
Obtenir des ailesConnard
Je suis une cygne
Avec un kick dans la poitrine
Qui bat à l’opposé de la droite
Fais-moi savoir quand la guerre recommencera
J’me suis laissé une minute de souffle
Dans une capsule glacialeJ’ai des mots chiffons, riches à en casser les os
Cruels comme l’assassinat d’un cygne avec des pierres
Les pélicans eux survivent
Avec des mâchoires larges qui happent les têtes de poisson
Sur des plages fertiles
Là où certains diététiciens les trouveraient squelettiquesCombien ont inventer la merde verrouillée en coquilles d’oxygène,
Choisis un tir pulmonaire sur métal plaqué,
Animés des fenêtres folles avec des feux d’artifice,
Ecoutés chiens et chats causer de fables cellulairesLes arrêts sur image des chaînes dorées
Où l’on assassine le Fils de Dieu toutes les secondes
Des joyaux d’Iceberg brillent sur le cou des cygnes
Ces cous qui fument Ganesh au travers des poumons de mes chameaux d’ArabieBalancer les bras de fer métallique
Au bout d’une paume en peau de léopard
Des doigts Paranoid cousus à l’angoisse moite
Un chat qui mange du bœuf cru avale d’horribles cris de douleur
Cale un fusils de chasse au travers de sa bouche et tire la langue
Un chat qui passe de lourds traits au travers de sa narine droite
Son cerveau grésille
Fatigué de la sécurité social, qui remplie sa limonade avec de la Novocaïn
Et laisse la pression de l’oxygène filer en courant d’air
Le flux de la belette
Avec un coeur plein de diesel
Piégé dans le désert
Perdu au-delà des régions de la logique et de la raison,
Etre juste
Ne sois pas si obéissant aux lois et leurs limites
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Bâtard

Quand la douleur tue la vie
Et que le plaisir aime le souffle
Dans une époque sans ordre
Le chaos est évident
C’est pour ça que je suis né
Pour reconnaître la beauté des pépins d’une pomme
Et apprendre les combats d’une âme qui boite
Je suis prévenu
Juste pour me prémunir
Ma productivité est en hausse ce mois-ci,
Mais j’ai perdu ma passion
Elle a la mauvaise santé de la tristesse industrielle
Laissez donc tranquille ma mécanique
Que je règle mes pensées
Maintenant que ma vie est complète
Avec une capacité à pousser les manettes de la grandeur
J’exfolie mes rêves avec l’acide de mon estomac
Et je les vomis
Je pourrais vous raconter quelque chose qui va changer votre mort
Mais non, je crache des cristaux qui divisent les formes en mathématiques
Le ciel est la limite, ami
Reste là, alimente ta vision
Visualise juste le corps
Perds le sens des chiffres
Change l’esprit en sagesse
Perdu dans cette population
T’es juste un autre visage
En face des stéréotypes et de la haine
Pose toi des questions, invente les réponses
Qu’est-ce que tu es ? Un clown ?
Qu’est ce que tu veux ? Un clown ?
Tu veux voir un gamin se faire tirer dessus ?
Pointe un pistolet sur mon visage si ça peut t’aider
A obtenir un peu de respect
Dans l’ensemble, je suis protégé d’amour
Je le vois marmonner, haussant les épaules
En cette seconde exacte je l’entends
«L’homme, est notre salut. »
Tu doutes? Vas te faire enculer.
C’est notre salut. »
Certains soirs j’ai trop bu
C’est là que je manque de sentiments
Des maux de tête sans fin
Le plafond éclaté qui fait résonner l’histoire d’un alcoolique qui sanglote
Je vois ma vie dans son cycle fumer les étapes
A travers les descriptions de la nature
J’ai des jugements malades
Qui se reproduisent avec des instincts gâtés
L’esprit dans un autre univers
Alors que mon corps est coincé ici
Dans les dédales du centre-ville
Détendu sur les rues où les femmes se gaspillent
Ma vie est une oasis, hors de cette surface pour revenir à ma nature
La vie quotidienne, qui court dans les labyrinthes
Mais je suis resté patient, en regardant chaque mouvement que la jungle faisait
L’enfer a connu des changements,
Des émotions,
Des pensées
Soulagé, libéré sur des plages blanches
Il me rappelle
Que n’importe quelle naïve qui se respecte
Peut engloutir bite levrette et foutre
D’une voix, d’une dimension, à l’état de mort
Sans aucune lueur d’étoile
Dans la morosité des discussions superposées
Il me rappelle
Que si les consommateurs cesse d’exister
Et que nous oublions comment utiliser les mots
Il nous restera juste à nous manger les uns les autres
Jusqu’à ce la fin arrive
Certains d’entre nous s’extasy, se cocaïne
Pour passer une douleur qui n’existe pas
Juste ici pris au piège dans la boîte
En direct et bien orchestré.
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Rions de bon matin !
Jean–Pierre Coffe AIME son Desert Eagle
I’m crazy in L.O.V.E. <3<3<3 (coeur en bite) with J.P. Coffe.
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Le jour où j’ai appris à ne plus savoir lire
C’est la douleur et la gêne la plus étrange que j’ai pu connaître, un blocage dans le cerveau qui n’existe pas. J’ai perdu des mots que je connaissais depuis toujours, j’ai douté du sens des choses les plus élémentaires. Le sens des aiguilles d’une montre, le sens de l’ordre des mots, 6, 7, 8, 9, 6. Je regarde des poules, et tu vois des champignons, je regarde des girafes et tu vois des pataquesses. POurquoi? COmment ? Tu défais les certitudes les plus simples, les plus fines. Je te donne des clés, tu les transformes en dés, et tu les jettes au hasard d’une partie de lecture.
Dans l’imagination de ton monde, il n’y a pas de cohérence et tu te promènes dans les sentiers que tu dessines au passage de tes pieds. Tu hésites, les jambes un peu raides, et puis tu empoignes avec violence ton absence de connaissances. Tu sais tout, tu ne sais rien, tu existes et tu veux. Tu me souris, tu es fier, je te dirais bravo, c’est bien. Mais je dois, encore une fois, instiller des doutes dans la glaise molle de tes fondations : et ce mot la ? Blocage dans la connexion entre deux synapses, défilement au hasard de millier de mots incongrus… brouette ! Non… C’est pas brouette… Ca commence même pas par un b, petit ou grand, en bâton ou attaché, ça commence par un v… DINDON ! Putain de mot miracle, un mot valise, un mot bagage, qui débarque à l’improviste, un peu plus et il viendrait sonner à la porte pour s’installer avec nous. DING DONG ! « C’est le dindon, le gros connard qui colle un i avec un N, un O avec un N, qui fait des bruits de gros connard, en réalité, dans mon image verbal, partout ou je traîne ma tête de bête ! » Allé, ça ira pour dindon, moi aussi je l’aime bien ce mot, il sonne drôle et con. Maintenant au suivant ! C, R, E, V… Blanc. C’était crevette, j’aurais aimé que tu me dises crevard, au moins on aurait bien rigolé.
Et puis l’heure s’est finit, tout le monde est partit manger, je suis sortie fumer une cigarette et j’ai eu une sorte d’envie de pleurer. La porte est tombé de ses gonds, l’escalier s’est effondré, les murs se fissuraient pendant que le toit s’est écroulé, le sol tremble, l’air vibre, les barrières envoies des rayons lasers dans les yeux des gens… Juste dans les miens en fait, parce que je suis toute seule dans cette putain de rue. Parce qu’il n’y a personne pour assister à la fin du monde des certitudes d’un poney avalé par le vide. Le néant c’est gênant parce qu’il n’y a rien à contrôler dedans.
Alors je joue au grand philosophe de la vie de mes couilles, et je passe stoïquement le pas de la porte effondrée du monde du grand néant géant. Bonjour monde futile, je viens piétiner sans remord tout ce que tu m’as enseigné, car aujourd’hui j’ai tout ré-appris.(Post-scriptum : depuis quelques semaines Poneyland à pour tâche d’enseigner la lecture et l’écriture à un jeune enfant ayant des « difficultés« ).
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Les Belles Activités
Il pleuvait, contre les carreaux froids du salon, et le béton de la balustrade brillait du gris du ciel. Un paysage commun d’angoisse hebdomadaire, un dimanche d’hiver. Les conneries à la télé, l’absence d’intérêt, une vidéo internet pas si drôle que ça.
Mais là tu as eu la bonne idée de te connecter à ton agrégateur de flux RSS. Et là tu tombe sur Poetland et ses idées troudeballistiques, fantasques et formidables. Des occupations improbables, des idées tirées par les poils de la yatte, voici l’extrême florilège de ce que l’on fait de mieux ici, pour les longues soirées d’hiver et les pannes de libido. Parce qu’on ne s’épile plus trop passé Noël, et qu’on peine à prendre des douches parce qu’il fait soi-disant trop froid dans la salle de bain. Parce que c’est dur de se tenir chaud les uns les autres sans tout de suite avoir l’air d’une meute d’animaux.
Redonne de l’intelligence à tes petits doigts rouges et engourdis, remets un peu de joie dans tes yeux larmoyants par le vent.Number One – L’exercice de respiration yogiste
Entrelacez vos doigts et placez vos mains sous votre menton comme vous l’indique le dessin :

Répétez les 4 dernières positions 2 fois 10 fois.
Maintenant vous êtes hyper content, vous êtes focus et aware grâce à cet exercice simple et sain pour recentrer l’esprit sur les trucs importants.
Number Two – Expier la rage : Faire de la maltraitance d’animaux
Prenez un animal, peu importe lequel, et faites lui du mal, de la façon qu’il vous sierra le mieux.
Autre exemple : forcez le à danser comme un con.Number Three : Ne faites pas les soldes, dites merde à l’économie ainsi qu’à la perte du TRIPLE AAA, restez dans vos toilettes.
Number Four : Riez un bon coup en regardant encore une fois des individus faire des trucs complètement étranges :
Number Five : Lancez-vous des défis et faites un Yoda en origami.
Le tuto n’est jamais qu’en 7 parties pour une durée totale de 40 minutes et 26 secondes, donc tout juste une heure de joie et d’amusement.
Ou bien faites un X-Wing en ticket de métro avec Hubert de Lartigue :
Ou bien une armée de X-Wing en ticket de métro si vous vous ennuyez beaucoup :
Le lien du tuto : http://www.hubertdelartigue.com/pp_xwing_01.html
Number Six : Idée utile : Apprend à vider le poulet avec Bernard
Number Seven : Apprend à faire un poulpe en ballon, serti en couronne avec Arthur Saint-Georges. FOR REAL.
Number Eight : Décorer des napperons. Bien décorer sa table. Lui donner un style oriental.
Tu cherches de la joie pour égayer ton environnement grâce à des conseils beaux et judicieux, alors tu vas sur cette vidéo, laisse tes mains se faire guider par Anne et son entrain communicatif. Puis par Dorothée Gruman et sa merveilleuse conception de la déco.Maintenant tu sais que ça ne tiens qu’à toi de réussir à faire des choses unbelievable avec tout ce qui traîne dans tes poches.
Fait avec de l’amour à Poetland/<3<3<3<3<3<3












